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L’ère Damergy ou le mandat des abandons !

Abandon du projet de nouvelle école « Brochant de Villiers »

Les Mantevillois se souviendront longtemps que le mandat de M. Damergy a été marqué par ce terrible abandon. Renoncer au projet Brochant de Villiers est une décision lourde de conséquences car il ne s’agit pas seulement de l’abandon d’un projet d’une nouvelle école, il s’agit aussi et surtout de l’abandon de toute la communauté éducative : les enfants, les parents d’élèves et les enseignants. Pourtant, personne ne nie la nécessité de construire un nouveau groupe scolaire, même la majorité actuelle de Mantes-la-Ville. Mais, elle prétend vouloir construire cette nouvelle école ailleurs et plus tard !

Un abandon qui coûte 2 millions d’euros aux Mantevillois 

Tout d’abord, il faut bien avoir conscience que l’abandon de ce projet a un coût pour le contribuable mantevillois, coût que l’on peut estimer à environ 2 millions d’euros a minima. En effet, entre toutes les dépenses réalisées pour les études qui approchent le million d’euros et le dédommagement du cabinet d’architecte qui a travaillé sur le projet (c’est-à-dire 10 à 12% du coût total qui s’élevait à 12 millions d’euros), la majorité est responsable du gaspillage d’au moins 2 millions d’euros d’argent public. Cela n’étonnera personne que le maire refuse de répondre aux questions de l’opposition sur ce sujet en conseil municipal. Cette attitude est inadmissible.

Une nouvelle école pas avant 2025 

 De plus, la majorité est incapable de proposer un autre projet. Elle n’a même pas encore choisi la localisation de ce futur site. Donc, même en étant très optimiste, en repartant de zéro, la livraison d’une nouvelle école ne pourra intervenir que dans 5 ans environ. Or, c’est maintenant que les Mantevillois ont besoin d’une nouvelle école.

Une nouvelle école intercommunale d’ores et déjà insuffisante

Grâce à la presse locale (car le maire refuse aussi de répondre sur ce sujet), on apprend que la majorité veut construire cette nouvelle au sein de la ZAC Mantes-Université. On apprend également que cette école sera intercommunale, c’est-à-dire qu’elle va accueillir des enfants de Buchelay. Ce projet n’est pas absurde en soi. Le problème est qu’il ne suffira pas à absorber les besoins actuels et surtout les besoins futurs. En effet, ce sont encore 2000 logements environ qui doivent être livrés dans ce nouveau quartier situé près de la gare.

Il est donc évident que ce nouveau projet porté par la majorité actuelle suffira à peine à scolariser les enfants de ce quartier.  Quid des besoins actuels sur tout le centre-ville de la commune ? Je me permets de rappeler quelques chiffres que vous pourrez retrouver dans un dossier de la Note (le numéro 121 de septembre-octobre 2018) consacré à la question scolaire. De 2011 à 2018, le nombre d’élèves scolarisés à Mantes la Ville est passé de 2190 à 2832 c’est-à-dire 642 élèves de plus, soit une augmentation de près de 30%. 642 élèves c’est l’équivalent de l’effectif de 2 écoles. Cette augmentation s’explique par une production soutenue de logements pendant toute cette période, fruit de la volonté de Mmes Peulvast et Brochot. 1700 logements environ ont été livrés de 2008 à 2018, essentiellement dans le tout grand centre-ville de la commune (et non dans la ZAC Mantes-U).

C’est pourquoi, une nouvelle école est indispensable maintenant et c’est pourquoi le projet Brochant de Villiers avait du sens.

L’école élémentaire Jaurès approche les 400 élèves. La maternelle des Alliers de Chavanne est passée en quelques années de 5 à 10 classes. C’est bien la preuve que les groupes scolaires situés dans ce secteur de la ville ont explosé. En fait, à force de regarder le développement de Mantes-U, les élus de la majorité n’ont pas vu tous les logements livrés sur le reste de la ville. Et ce qui est grave c’est que la majorité ne semble pas parvenir à comprendre que sans doute cela va continuer sur le long terme. C’est la raison pour laquelle nous avons sous le mandat précédent, dans le cadre de l’élaboration du PLUI, gelé un certain nombre de parcelles qui demeureront inconstructibles pendant 5 ans. Mais la pression des promoteurs immobiliers reviendra. Et à n’en pas douter, ils s’intéresseront au secteur entre les deux gares (cf. l’opération de la rue Pasteur).

Et au-delà du nombre d’élèves qui augmente, il faut aussi bien comprendre que même à chiffres constants les besoins en nouveaux locaux scolaires sont très importants en raison du dédoublement dans les écoles REP des CP et des CE1. De 2011 à 2018, ce sont 38 classes qui ont été créées. Et le dédoublement des classes de grande section maternelle devrait être également mis en œuvre, ce qui va rendre l’équation encore plus complexe.

A terme, ce sont donc 2 écoles qui seront nécessaires. A moins de renoncer au dédoublement des classes et de revenir sur ce choix et de considérer que les modulaires installés sous notre mandat sont là pour toujours. Cette décision est criminelle eu égard aux besoins en matière scolaire de notre commune.  Car il s’agit bien d’un abandon de la question scolaire (et non seulement d’un projet) malgré les promesses de campagne de l’équipe Damergy.

Abandon du projet de maison de santé

 Comme si cet abandon ne suffisait pas, M. Damergy a aussi décidé de renoncer au projet de maison de santé. Après l’école, il assassine donc aussi la santé. Cette décision est tout aussi scandaleuse et encore plus incompréhensible que l’abandon du projet Brochant de Villiers. Plus qu’un simple abandon, c’est un sabordement ! La seule ambition de M. Damergy est de détruire les projets initiés par ses prédécesseurs. Il va rapidement se rendre compte qu’il est plus facile de détruire que de construire. Par ailleurs, cette attitude témoigne d’un profond mépris, surtout pour les professionnels de santé qui accompagnaient ce projet et qui, bien sûr, n’ont pas été consultés avant sa prise de décision.

#RassemblementpourMantes-la-Ville – rassemblementpourmlv@gmail.com

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