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Le maire et l’adjoint aux finances se ridiculisent en présentant une motion bâclée sur l’état des finances de la commune

Un procédé déloyal

Lors du conseil municipal du 3 novembre, la majorité a déposé sur table une motion deman- dant « un plan de sauvetage exeptionnel (sic) pour la commune de Mantes-la-Ville ». Si le procédé était déloyal, puisqu’il s’agissait d’attaquer le bilan financier de son prédécesseur sans l’en informer au préalable, le résultat fut, quant à lui, comique. En effet, le contenu de cette motion ne manquera pas d’étonner tout observateur, y compris le plus indulgent.

Une motion rédigée par un illettré ?

Sur la forme, le premier élément qui attire l’attention est le nombre de fautes d’orthographe ou de grammaire très important alors que le texte est relativement court. Dès le titre de la motion, on observe une faute grossière : « sauvetage exeptionnel ». Dans la mesure où tout le reste du texte en est jalonné, on peut s’interroger sur les conditions de rédaction de cette motion et sur l’accueil que recevra ce document auprès des partenaires institutionnels sollicités : « inves- tissements irréaliste » ; « Sami Damergy propose motion » « cette approche responsable, à pour objectif » ; « dés lors que se plan de financement exceptionnel sera établit »… Ces fautes, qu’un collégien sérieux ne ferait pas, traduisent non seulement l’incompétence mais encore le manque de rigueur de cette équipe qui prétend pourtant donner des leçons.

Une motion sans queue ni tête sur le fond

On peut aussi légitimement s’étonner de la nature même de cette motion qui dénonce une si- tuation mais sans jamais apporter la moindre preuve tangible et sans argumentation sérieuse. Il est reproché des éléments contradictoires à la gestion de M. NAUTH, à savoir à la fois de n’avoir rien dépensé et, en même temps, d’avoir laissé une commune sans aucune réserve financière. On lui reproche aussi d’avoir un plan pluriannuel d’investissement « irréaliste » car réalisé sans cofinancement alors que sous son mandat, M. NAUTH a investi 30 millions d’euros sans subventions extérieures majeures et notamment sans le moindre concours financier du département des Yvelines. Son président a toujours refusé toute discussion sur les dossiers de demandes de subventions (dont celui pour le groupe scolaire) malgré les nombreuses sollicitations. Par une posture politicienne visant à mettre des bâtons financiers dans les roues de la municipalité, c’est M. Bédier qui est le premier responsable de la situation dénoncée. C’est donc à M. Bédier que M. Damergy devrait demander des comptes. Il dénonce la baisse des « produits » de fonctionnement, sans indiquer les postes de recettes concernés. Si ce sont bien les produits des services qui sont visés, il faut rappeler que cette baisse aurait un impact mineur à l’échelle de la collectivité : il est bien évident que les recettes de cantine ou de crèche n’ont jamais permis de financer des grands projets structurants de plusieurs millions d’euros. M. NAUTH a fait le choix courageux de préserver le pouvoir d’achat des Mantevillois en n’augmentant ni les impôts ni les tarifs et en en baissant certains, comme celui du périscolaire. Par ailleurs, une analyse financière hon- nête ne manquerait pas de mettre en exergue toutes les importantes économies qui ont été réalisées, notamment sur la masse salariale. Pour dégager des moyens financiers, il ne suf- fit pas d’augmenter les recettes et donc la pression sur les ménages : il est aussi impératif de diminuer les dépenses. En somme, ces déclarations portant sur des éléments épars, diffus et jamais mis en perspective attestent que cette équipe n’a jamais pris connaissance de ce qu’était une vraie analyse financière rétrospective. De surcroît, c’est le fond même de la motion qui est surréaliste. La majorité dénonce une situation mais elle est incapable d’ap- porter la moindre solution. En fait, cette motion se résume à une lamentation. Son objet est de quémander de l’argent. M. Damergy se croit, peut-être, toujours à la tête du FC Mantois. Il veut gérer la municipalité comme il gérait son ancienne association (avec le succès que l’on sait), c’est-à-dire pleurnicher à droite et à gauche pour obtenir des subventions.

Conclusion

Le vassal Damergy obtiendra sans doute de l’aide de son suzerain Bédier (ce dernier a été récemment mis en cause par l’hebdomadaire Marianne pour sa proximité avec l’islamisme radical dans le contexte de l’assassinat du professeur Samuel Paty https://www.marianne.net/ societe/police-et-justice/radicalisation-letrange-limogeage-dun-commissaire-des-yvelines). Dans quelle proportion, nous verrons bien. Pour autant, il ne pourra pas échapper à la ré- alité : son programme clientéliste et communautariste est incompatible avec la réalisation de grands projets d’investissements. En effet, on ne peut pas augmenter sans compter les subventions, recruter des collaborateurs et du personnel à tout va, augmenter les dépenses courantes et, en même temps, investir, construire une école ou d’autres équi- pements. Il faut faire un choix. Et la vérité c’est que M. Damergy avait déjà fait ce choix pendant sa campagne. Il essaie, maintenant, de faire porter sur d’autres la responsabilité de son choix et, notamment, l’abandon de la construction d’une nouvelle école.

Cette motion n’est donc qu’un vulgaire outil de propagande. Nous invitons M. Damergy à avoir un peu plus de respect pour ses prédécesseurs mais aussi pour lui-même car présenter un tel torchon au conseil municipal est une honte. Nous demandons surtout à M. Damergy de mettre en oeuvre dans les plus brefs délais un plan de sauvegarde pour l’orthographe au bénéfice de l’auteur de la motion afin que notre commune ne devienne pas un objet de moquerie dans les Yvelines. Mais hélas, pour M. Damergy, l’étude et la maîtrise de la langue française, tout comme la construction d’une nouvelle école, ne sont sans doute pas des priorités.

Groupe #RassemblementPourMantesLaVille

 

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