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 » Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Je suis Cyril NAUTH, maire de la commune de Mantes la Ville dans les Yvelines.

Monsieur le Maire d’Evry-Courcouronnes a quasiment posé les termes de ma question dans son discours liminaire et vous aussi, Monsieur le Président, en un sens, mais sans aller jusqu’au bout du raisonnement.

Vous avez indiqué, à juste titre, que lorsqu’un administré, un couple, une famille, finit par réussir à accrocher l’ascenseur  social, systématiquement ces personnes quittent ces quartiers fragiles de la Politique de la Ville.

Et vous avez précisé que ces personnes sont systématiquement remplacées par des personnes encore plus fragiles et vous avez  ajouté, et c’est important de l’ajouter, ces personnes sont souvent issues d’une immigration récente (vous avez parlé des primo-arrivants, Monsieur le Président).

Tous les maires le constatent au quotidien.

C’est le cœur du problème des quartiers « Politique de la Ville ».

Si la Politique de la Ville ne parvient pas à régler les problèmes, ce n’est pas parce qu’elle a été mal pensée ou mal mise en œuvre ; c’est parce qu’elle ne fait traiter que les conséquences des problèmes. Si, parallèlement, il n’y a pas notamment une volonté politique de maîtriser l’immigration, la situation dans les quartiers Politique de la Ville ne fera que s’aggraver.

Monsieur le Président, vous avez abordé le thème de l’immigration dans votre Lettre aux Français, vous avez dit au cours du débat qu’il « fallait mieux répartir la charge ».

Puisque vous souhaitez connaître l’opinion des Français sur le thème de l’immigration et puisque vous avez, paraît-il, des idées de référendum, je vous suggère de les interroger directement sur le sujet. Sans doute vous diront-ils qu’ils ne veulent plus et ne peuvent plus supporter « cette charge », comme vous dites. Je vous remercie. «