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Chères Versaillaises, Chers Versaillais,

En cette période de Noël, laissons un peu de côté de la politique politicienne. Cette fête est avant tout une espérance et l’occasion de réfléchir à ce que nous faisons au travers de nos actes quotidiens.

Quel sens donnons nous à la solidarité, à la justice au sein de notre communauté qu’elle soit familiale, amicale, de voisinage ou même à l’échelle de notre ville ?

Quel sens donnons nous à nos actes économiques ? Consommons nous par besoin ou par désir impérieux d’exister et « d’être » aux yeux de la société ?

En ces moments troublés par l’incertitude du lendemain, par la peur de ne pas y arriver, par la méfiance à l’égard de tous, réfléchissons sereinement et avec lucidité à l’espoir que chacun peut faire naître pour lui-même et pour les autres.

Saint Ambroise affirmait : « Quand tu fais l’aumône à un pauvre, tu ne fais que lui rendre ce à quoi il a droit, car voici que ce qui était destiné à l’usage de tous, tu te l’es arrogé pour toi tout seul. »

Cette pensée peut paraitre extrême et nous faire entrer de plein de pieds dans le collectivisme. Mais elle a le mérite de poser la question de la répartition du poids de chacun dans la société, des privilèges, du partage de plus en plus inéquitable des richesses produites et de l’enrichissement colossal de certains, au détriment des autres.

La théorie du ruissellement des richesses vole en éclat, nous le constatons chaque jour.

Les chrétiens, Noël est l’occasion de le rappeler, ont des valeurs à faire progresser avec d’autres qui ne partagent pas nécessairement leur foi. Et les plus privilégiés d’entre eux sont appelés à se comporter en citoyens vigilants par leurs choix politiques, à refuser « le toujours plus », à s’engager notamment au niveau local, à respecter un mode de consommation plus équitable et tendre vers que nous nous appellerons la « sobriété vertueuse ». La joie de Noël ne se mesure pas à la quantité de cadeaux présents au pied du sapin ni à leur valeur. Les biens matériels en abondance ne participent en rien à la construction d’une organisation durable de notre société. Pire, aujourd’hui, cette abondance est nuisible pour nous tous car ils sont fabriqués dans leur grande majorité à l’autre bout du monde et composés de produits polluants voire toxiques. Imaginons un instant le bilan carbone de tous ces porte- conteneurs sillonnant les mers du monde pour apporter aux plus privilégiés les objets qu’ils convoitent mais dont ils n’ont pas forcément besoin. On ne peut pas, d’un côté, encourager le vélo, en lieu et place de la voiture, et de l’autre participer à déverser des millions de tonnes de polluants dans l’air et dans les mers, parce qu’il est devenu vital d’avoir le dernier téléphone ou d’avoir son armoire remplie de vêtements fabriqués si loin.

Notre bonheur, individuel et collectif, ne réside certainement pas dans la fréquence d’utilisation de nos cartes bancaires, il est ailleurs et c’est le moment de le chercher !

 

Joyeux Noël à toutes et à tous.

 

Thierry Perez

Versailles Bleu Marine

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