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Stationnement payant au Chesnay : entre échec politique de la macronie et
bidouillages fiscaux
La suppression de la taxe d’habitation et l’échec flagrant d’Autolib seraient-ils à l’origine des
déboires que commencent à connaître les habitants du Chesnay ?
Toujours est-il que les Chesnaysiens goûtent peu les palinodies de la mairie à propos du
stationnement payant. Une pétition a déjà dépassé le cap des mille signatures, dans cette ville qui
compte 30 000 habitants. Comment peut-on expliquer cela si ce n’est par le manque de moyens
qu’appréhende la mairie du Chesnay ?
La perspective de la fusion entre la commune du Chesnay et Rocquencourt coûtera cher, du fait de
la mutualisation des services et des surcoûts que cela engendrera. Par ailleurs, Le Chesnay faisait
partie du syndicat Autolib’Métropole, regroupant 98 communes, dont la mission était de gérer le
service Autolib. Ce dernier ayant disparu, Le Chesnay se retrouve donc avec un manque
supplémentaire de revenus et la charge de réaménager les places de parking dévolues aux autolibs.
Les cinq stations du Chesnay avaient coûté 300 000 euros.
Aujourd’hui, les communes comme Le Chesnay recherchent des moyens de financement
supplémentaires.
Serait-ce parce que la suppression progressive de la taxe d’habitation, qui se fera sur trois ans,
entraîne une incertitude budgétaire ? L’État s’est engagé à compenser à l’euro près cette
suppression, mais certaines communes n’ont pas hésité à augmenter la taxe d’habitation que
certains habitants doivent encore payer.
Quels sont les autres moyens dont disposent Philippe Brillault pour faire face à ces nouveaux défis ?
Parmi les seuls moyens qui restent, le stationnement payant et les amendes qui en découlent sont un
outil majeur.
Pour éviter un endettement supplémentaire, elles décident donc d’augmenter les rentrées fiscales
directes en instaurant le stationnement payant. Et cela au dépens du contribuable, à savoir les
Chesnaysiens.

T.du Chalard, responsable de la 3e circonscription des Yvelines