Sélectionner une page

Tandis que notre ville logeait une quarantaine de migrants de camps démantelés à Paris, on me parla d’un homme de 66 ans, Saint-Germanois depuis 1978, célibataire et sans enfant, sans logement depuis le 1er Décembre 2017. Le remboursement de crédit et le paiement d’assurances ne lui laissent que 587,88 euros par mois pour tout le reste. Après deux opérations contre le cancer en 2016 et 2018, il en est réduit à subsister dans un mobile home, bien loin de Saint-Germain-en-Laye, au milieu d’autres Français abandonnés par les autorités publiques. A ce jour notre ville n’a pas su lui proposer la moindre aide.

Pourquoi laisser penser à des migrants qu’ils sortiront définitivement de la misère jusque dans leurs vieux jours en venant ici, quand on n’y aide pas les autochtones qui tombent dans les situations les plus difficiles? A qui profite cette incohérence et cette illusion habillées de « valeurs humanistes » ?

Didier Rouxel

Saint-Germain fait Front ! didandjo@yahoo.fr