Sélectionner une page

Chères Versaillaises, Chers Versaillais,

Sans prendre en considération la taille de la ville, les infrastructures et surtout l’avis des habitants, les responsables politiques de Versailles Grand Parc ont, soit par manque de courage soit par idéologie, accepté un projet d’installation de 300 « migrants » sur Jouy-en-Josas tous les 6 mois sur 9 ans. La ville accueillera ainsi 15% de l’ensemble des migrants du département, ce qui aura immanquablement un impact sur les villes avoisinantes.

Le Maire de Jouy-en-Josas a fait voter en conseil municipal une délibération assez floue en faveur de cette installation, sans que les élus et surtout les citoyens ne soient pleinement informés du projet.

Il s’agit, dans les anciens locaux de 8.800 mètres carrés de Thales, de mettre en place un centre d’hébergement et de formation de « réfugiés ». Interrogeons nous en premier lieu sur la signification de ce terme. Depuis quelques années, les dirigeants politiques nous promènent avec les vocables « sans papiers », « clandestins », « migrants », « réfugiés », « demandeurs d’asile »… le poisson est tellement noyé que nous ne savons plus à qui nous avons affaire.

Ce centre d’hébergement sera géré par Emmaüs avec le soutien du Medef. Faut-il y voir là une volonté de l’organisation patronale de créer un vivier de main d’œuvre à bas coût pesant à la baisse sur les salaires ?

Par ailleurs, le coût de cette mesure est impressionnant : 1,5 millions d’Euros de loyer annuel, 35 salariés d’Emmaüs pour gérer ce centre, l’association Emmaüs bénéficiant d’aides publiques, donc, d’argent venant de nos poches… et des frais annexes occultes en matière de sécurité et de logistique.

Nous nous opposons à ce projet tant qu’une concertation préalable des habitants de Jouy-en-Josas et des communes environnantes, dont Versailles fait partie, et tant qu’une information sur le profil des futurs occupants de ce centre et des conditions dans lesquelles sera assurée la sécurité ne seront pas données.

Il ne s’agit pas de refuser d’emblée la main tendue de la France vis à vis de personnes en grandes difficultés. Il s’agit de mettre un terme à cette idéologie consistant à imposer tout et n’importe quoi à des citoyens qui ont légitimement leur mot à dire sur l’implantation de telles ou telles personnes sur leur lieu de vie et sur la façon dont sont employés les deniers publics.

La France compte près de 6 millions de chômeurs, 10 millions de personnes pauvres, dont parmi elles beaucoup en manque de formation, donc de qualification leur permettant de s’insérer dans le monde du travail. Que voulons nous ? Une France qui délaisse ses propres enfants au profit de personnes fuyant des pays dont les dirigeants sont irresponsables ou guerriers ? « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde » disait un ancien dirigeant, socialiste, à une époque ou clairvoyance et expression libre étaient encore de mise.

Revenons à ce pragmatisme et à cette liberté de penser et demandons l’avis des citoyens concernés.

 

 

 

 

Thierry Perez

Versailles Bleu Marine

fn78@frontnational.com

06 26 82 06 45