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Chères Versaillaises, Chers Versaillais,

On ne peut que se réjouir des progrès initiés par la ville en matière de qualité alimentaire  dans les cantines scolaires et les crèches de Versailles.

Amélioration générale de la qualité des aliments préparés et servis, 20% de bio et 30% de produits locaux sont des objectifs rassurants pour les familles.

Mais ces objectifs auraient pu être plus ambitieux et la démarche aurait pu être entamée il y a déjà des années. Le chiffre de 20% de produits bio signifie 80% de produits non bio servis aux enfants, 30% de produits locaux révèle que 70% viennent de loin et 30% de produits achetés en circuit court signifie que la plus grande partie des approvisionnements passe par des intermédiaires.

Rappelons que notre département est un grand département agricole Français mais qu’il perd chaque année bon nombre d’exploitations (les 2/3 ont disparu ces 40 dernières années).

La sécurité et l’indépendance alimentaire sont de grands enjeux pour nous tous et évidemment pour nos enfants.

L’industrie alimentaire dans son ensemble et les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs nous imposent depuis tant d’années une piètre fiabilité et une sécurité extrêmement douteuse. Pesticides, élevages intensifs, transformation des produits intégrant des adjuvants potentiellement nocifs voire notoirement nocifs sont des scandales de santé publique et de bien être animal bien cachés. Au nom du sacrosaint capitalisme mondialisé et exclusivement organisé pour enrichir quelques gros groupes et leurs actionnaires, de combien d’entorses aux principes de sécurité alimentaire sommes nous victimes ? (le glyphosate contenu dans les désherbants, le lait contaminé mais commercialisé, les antibiotiques dont sont gavés les animaux d’élevage…)

Depuis combien d’années sommes-nous empoisonnés à petit feu en toute impunité ?

Manger sain est un droit et nourrir sainement devrait être un devoir. Il est inadmissible qu’il faille payer plus cher pour avoir le privilège de ne pas s’empoisonner ou d’être confrontés à des perturbateurs endocriniens dont nous constatons chaque jour les méfaits sur la santé de nos concitoyens et dont nous constaterons les dégâts encore plus importants à moyen et long terme. Il est inadmissible que  tant d’agriculteurs dans notre département et, plus généralement, dans toute la France, disparaissent ou arrivent à peine à vivre correctement de leur métier. Ces professionnels nous nourrissent. Sans eux, ce besoin vital qu’est l’alimentation ne serait plus être satisfait.

Maintenant, il appartient à chaque famille versaillaise de participer au contrôle de l’exécution de son marché par le nouveau prestataire sinon le volontarisme de la Ville sera vain et les efforts consentis, inutiles voire contreproductifs.

Favorisons une consommation de produits provenant d’agriculture locale et saine et nos agriculteurs vivront sereinement de leur si noble métier. L’Union Européenne nous en empêche ? Alors…réformons la profondément.

 

 

Thierry Perez

Versailles Bleu Marine

rn78@rassemblementnational.fr

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